

Lancé en 2023 et financé par les Certificats d’économies d’énergie (CEE), le programme Tims a accompagné pendant près de quatre ans le développement de solutions de mobilité durable et inclusive partout en France. Son ambition : agir à la fois sur les enjeux environnementaux liés aux déplacements et sur les difficultés rencontrées par les personnes en situation de précarité-mobilité.
La Plateforme Mobilité du Puy-de-Dôme s’inscrit dans cette dynamique à travers le consortium des Mobilités Fédérées, aux côtés des Monts qui pétillent, du SMTC et de Détours. Sur les territoires, le projet a permis d’expérimenter et de faire connaître de nouvelles solutions, de sensibiliser les habitants et les professionnels et de renforcer les coopérations entre acteurs de la mobilité.
Une démarche nationale pour faire évoluer les mobilités
Le programme Tims a soutenu 69 projets et 662 actions en France métropolitaine et dans les territoires ultramarins. Ces projets ont été portés par des acteurs locaux, en lien avec les collectivités et de nombreux partenaires.
Le programme s’est adressé en priorité aux personnes rencontrant des difficultés pour se déplacer : personnes en recherche d’emploi ou en insertion, ménages aux revenus modestes, personnes isolées ou en situation de handicap, mais aussi habitants de territoires ruraux, périurbains ou de quartiers prioritaires.
L’objectif est de proposer des réponses adaptées aux réalités locales : accompagnement individuel ou collectif, covoiturage solidaire, transport à la demande, autopartage, mobilité active ou encore solutions permettant d’aller directement à la rencontre des publics.
Cette approche repose sur une conviction forte : la mobilité durable ne peut être pleinement réussie que si elle reste accessible à toutes et tous.
Quatre années d’actions, des résultats mesurables
Après près de quatre années de déploiement, la mesure d’impact du programme Tims permet aujourd’hui de mieux comprendre les effets des actions engagées.
Les résultats consolidés jusqu’à fin 2025 font apparaître notamment :
Au-delà de ces données environnementales et quantitatives, l’évaluation met en évidence des effets très concrets sur la vie des personnes accompagnées.
65 % des bénéficiaires déclarent se déplacer plus facilement après leur accompagnement et utilisent en moyenne deux à trois solutions de mobilité. Six mois après, plus d’une personne sur deux continue à mobiliser ces solutions.
L’amélioration de la mobilité facilite également l’accès aux droits et aux services : 64 % des personnes interrogées déclarent avoir retrouvé un accès à l’emploi ou à une formation, 59 % aux soins et 69 % aux démarches administratives. L’impact se ressent aussi sur l’autonomie et la qualité de vie : 86 % des bénéficiaires se sentent davantage autonomes et 75 % déclarent une amélioration de leur qualité de vie.
La transition écologique et l’inclusion peuvent avancer ensemble
Ces résultats montrent que les enjeux sociaux et environnementaux ne sont pas opposés. Au contraire, accompagner les personnes vers une mobilité plus autonome peut également contribuer à faire évoluer leurs pratiques de déplacement.
Ainsi, 70 % des bénéficiaires ont adopté des modes de transport plus durables et 63 % déclarent avoir désormais une perception plus positive de la mobilité durable.
La mesure d’impact montre donc que la transition vers des mobilités moins dépendantes de la voiture individuelle peut être un véritable levier d’inclusion, à condition de tenir compte des besoins, des contraintes et des ressources de chaque personne et de chaque territoire.
Faire ensemble pour construire des solutions adaptées
L’un des principaux enseignements du programme Tims concerne également la manière de construire les projets. Les résultats soulignent l’importance de l’accompagnement des publics, mais aussi de la coopération entre les acteurs locaux et de la montée en compétences des professionnels.
Le programme a ainsi contribué à structurer un secteur émergent et à professionnaliser les acteurs de la mobilité durable et inclusive, avec notamment la création de formations autour de deux métiers : conseiller·ère en mobilité durable et inclusive et chargé·e de développement territorial en mobilité durable et inclusive.
Cette dynamique collective fait écho aux actions menées dans le cadre des Mobilités Fédérées : mettre autour de la table différents acteurs, partager les expertises, aller à la rencontre des habitants et expérimenter des solutions adaptées aux réalités locales.
La mesure d’impact montre également que 59 % des porteurs de projets interrogés constatent un impact direct du programme sur les politiques publiques. Le travail engagé contribue ainsi à faire émerger de nouvelles coopérations et à mieux intégrer les enjeux de mobilité durable et inclusive dans les réflexions territoriales.
Une dynamique à poursuivre
Après quatre années d’expérimentation, le programme Tims apporte des résultats qui confirment l’importance d’une approche globale de la mobilité : agir pour réduire les émissions et les consommations d’énergie tout en permettant à chacun de se déplacer, d’accéder à l’emploi, aux soins, aux services et à la vie sociale.
Pour la PFM63 et ses partenaires des Mobilités Fédérées, cette dynamique a permis de développer des actions concrètes et de renforcer les coopérations autour d’une même ambition : faire de la mobilité un levier d’inclusion et de transition dans les territoires.
La mesure d’impact constitue ainsi un point d’appui pour poursuivre la réflexion et faire connaître les solutions qui permettent de construire une mobilité plus accessible, plus durable et mieux adaptée aux besoins de toutes et tous.
Pour découvrir l’ensemble des résultats et les principaux enseignements de la mesure d’impact du programme Tims :